Gobert et Associés
Façade de l'ancien palais de justice de Marseille

Avocat en résidences gérées à Marseille : tourisme, seniors, étudiants et EHPAD

Vous avez investi dans un lot de résidence de tourisme, de résidence seniors, de résidence étudiante ou d'EHPAD, sous le régime du loueur en meublé non professionnel (LMNP), et l'exploitant ne tient pas ses engagements. Le cabinet conduit ce contentieux depuis vingt ans, pour des propriétaires de toute la France.

Cabinet à Marseille — intervention sur tout le territoire national

Suivi par Me Christophe Jervolino et Me François Morabito

Le montage : un bail commercial et un exploitant unique

L'acquisition d'un lot en résidence gérée s'accompagne presque toujours de la signature d'un bail commercial au profit de l'exploitant de la résidence. C'est lui qui exploite le bien, encaisse les recettes et vous verse un loyer, en principe fixe et indexé. Ce montage a été commercialisé pour ses avantages fiscaux — récupération de la TVA, régime du loueur en meublé non professionnel, dispositif Censi-Bouvard pour certaines opérations.

Le déséquilibre apparaît lorsque l'exploitant, seul locataire de dizaines ou de centaines de lots, décide unilatéralement de réduire les loyers, cesse de les payer, impose la prise en charge de travaux de rénovation ou annonce qu'il ne renouvellera le bail qu'à des conditions dégradées. Le propriétaire, isolé, ne dispose alors ni de l'information ni du rapport de force nécessaires.

Les situations que nous traitons

  • Baisse unilatérale du loyer imposée par avenant ou simplement appliquée sur les appels de loyer ;
  • Loyers impayés et retards répétés, avec ou sans procédure collective de l'exploitant ;
  • Refus ou conditions abusives de renouvellement du bail commercial à son échéance ;
  • Demande d'indemnité d'éviction lorsque le propriétaire est évincé ou que l'exploitant quitte les lieux ;
  • Travaux de rénovation mis à la charge du bailleur en cours de bail ;
  • Charges et provisions refacturées sans justification ;
  • Reprise du lot pour un usage personnel et conséquences fiscales de la sortie du dispositif ;
  • Responsabilité du promoteur ou du conseil ayant présenté un rendement qui ne s'est pas réalisé.

Rejoindre ou lancer une action collective

Face à un groupe d'exploitation structuré, la défense individuelle atteint vite ses limites : le coût de l'analyse et de l'expertise est disproportionné au regard d'un seul lot, et l'exploitant n'a aucune raison de céder sur un dossier isolé. Le regroupement mutualise ces coûts et donne au collectif un poids réel — chacun conservant son dossier propre.

Le cabinet représente à ce jour près de 10 000 propriétaires et investisseurs, dans des actions concernant notamment Pierre & Vacances, Odalys, Belambra, Réside Études, Néméa et Lagrange.

Votre résidence est-elle déjà concernée ?

Les actions en cours sont listées par exploitant, avec leur objet, les propriétaires susceptibles d'être concernés et leur état d'avancement.

Voir les actions en cours et rejoindre un groupe

Réviser le loyer : ce que vaut réellement votre lot

La plupart des discussions avec un exploitant se ramènent à une seule question : quel est le loyer de marché de votre lot ? C'est elle qui commande la révision triennale, la fixation du loyer de renouvellement, le montant d'une indemnité d'éviction et, en définitive, la valeur vénale du bien — un lot de résidence gérée vaut ce que vaut sa rentabilité.

Tant que cette valeur n'est pas établie, on négocie à l'aveugle, et c'est l'exploitant qui fournit les chiffres. Le cabinet procède donc dans l'ordre inverse : d'abord l'évaluation de la valeur locative, ensuite la discussion. Nous travaillons pour cela avec des experts immobiliers sur l'ensemble du territoire, choisis selon le marché local et le type de résidence, dont les rapports sont produits en justice comme en négociation.

Deux rendez-vous à ne pas confondre : la révision triennale, en cours de bail, dont la hausse reste bordée par l'indice ; et la fixation du loyer de renouvellement à l'échéance, où le déplafonnement permet de rattraper d'un coup un loyer décroché du marché. Nous avons détaillé l'un de ces cas dans un article : bail commercial de plus de douze ans, le loyer n'est plus lissé.

Les procédures qui en découlent sont techniques et enfermées dans des délais : mémoire préalable, saisine du juge des loyers commerciaux, expertise judiciaire le cas échéant. Engagées à temps et étayées par une évaluation sérieuse, elles renversent souvent le rapport de force : ce n'est plus le propriétaire qui demande, c'est l'exploitant qui doit justifier.

  • Révision triennale du loyer et clauses d'indexation
  • Fixation du loyer de renouvellement et plafonnement
  • Déplafonnement : modification des facteurs locaux de commercialité, durée du bail
  • Évaluation de la valeur locative par expert immobilier, partout en France
  • Contestation d'une baisse imposée par avenant
  • Chiffrage de l'indemnité d'éviction et de la perte de valeur du lot

La fiscalité du montage, indissociable du contentieux

Un lot de résidence gérée n'a pas été acquis pour son seul rendement locatif : le montage reposait sur un régime fiscal — récupération de la taxe sur la valeur ajoutée, statut de loueur en meublé non professionnel (LMNP) ou professionnel (LMP), réduction d'impôt pour certaines opérations. Ce volet ne se sépare pas du litige avec l'exploitant : la façon d'en sortir détermine le coût réel de la sortie.

Deux risques reviennent dans les dossiers. Le premier est le reversement de la taxe sur la valeur ajoutée initialement récupérée, lorsque l'exploitation cesse ou change de nature avant le terme de la période de conservation. Le second est la remise en cause du statut de loueur en meublé (LMNP ou LMP), et avec elle le traitement des déficits, des amortissements et de la plus-value de cession. Une reprise du bien en gestion directe, une revente ou une résiliation du bail commercial n'ont pas les mêmes conséquences fiscales.

Un cas particulier revient régulièrement pour les lots anciens : la loi Demessine, issue de la loi de finances pour 1999, ouvrait une réduction d'impôt de 25 % du prix d'acquisition, étalée sur six ans, en contrepartie d'un engagement de location nue de neuf ans à un exploitant, pour des résidences de tourisme classées en zone de revitalisation rurale. Le dispositif a pris fin le 31 décembre 2010, mais ses effets se prolongent pour les propriétaires encore engagés : un congé donné par le gestionnaire avant le terme des neuf ans — souvent après trois ans lorsque l'exploitation ne dégage pas le rendement attendu — entraîne la perte de l'avantage fiscal et le reversement d'une fraction de la taxe sur la valeur ajoutée au prorata de la durée restant à courir. Nous examinons dans ces dossiers si le congé donné par le gestionnaire est lui-même régulier, avant d'accepter le reversement comme une fatalité.

Le cabinet traite cette fiscalité — et uniquement celle-ci : celle de l'investissement en résidence gérée. L'objectif est que la stratégie contentieuse et la stratégie fiscale soient arrêtées ensemble, et non l'une après l'autre.

  • Reversement de la TVA récupérée en cas de cessation de l'exploitation
  • Statut de loueur en meublé (LMNP, LMP) : conditions, déficits et amortissements
  • Conséquences fiscales d'une reprise du bien en gestion directe
  • Sortie du dispositif de défiscalisation et plus-value de cession
  • Assistance en cas de contrôle ou de proposition de rectification

Reprendre son lot en gestion directe : les quatre verrous

Sortir du montage pour louer soi-même est une option légitime, et souvent la bonne. Elle ne se décide pas sur le seul agacement envers l'exploitant : quatre verrous doivent être ouverts, et l'oubli d'un seul se paie sur les trois autres.

Le bail commercial d'abord : à quelle date peut-on en sortir, à quel coût, et avec quelles conséquences sur les loyers restant dus. La fiscalité ensuite — reversement de la taxe sur la valeur ajoutée récupérée à l'acquisition, sort de l'avantage attaché à un engagement de location non arrivé à son terme, régime applicable au nouveau mode d'exploitation.

Le troisième verrou est celui qu'on découvre trop tard : le règlement de copropriété et l'urbanisme. Le règlement fixe la destination de l'immeuble et comporte parfois une clause imposant une exploitation unifiée, ou interdisant la location de courte durée : louer autrement peut supposer une décision d'assemblée générale, voire une modification du règlement. Et passer d'un hébergement exploité à de l'habitation ou à du meublé de tourisme relève, selon les cas, d'un changement de destination ou d'usage soumis à autorisation, ainsi que des règles propres à la commune.

Le quatrième est pratique : un lot autonome au milieu d'une résidence dont les parties communes et les services restent exploités par un tiers ne se loue pas comme un bien ordinaire.

Le cabinet traite ces quatre dimensions ensemble — c'est précisément pour cela qu'il réunit le contentieux des baux, la copropriété, l'urbanisme et la fiscalité de l'investissement. Une exception : en EHPAD, la reprise en direct est impossible, l'exploitation supposant une autorisation administrative.

Les délais à ne pas laisser passer

Le statut des baux commerciaux est un droit de formes et de délais. La demande de renouvellement, la réponse du bailleur, le congé et la contestation d'un avenant sont enfermés dans des délais courts, dont l'expiration rend certaines contestations irrecevables. Les actions en paiement des loyers se prescrivent également.

En pratique, la première diligence consiste toujours à faire dater et qualifier les actes reçus : un courrier de l'exploitant peut valoir congé, une signature d'avenant peut valoir renonciation. C'est la raison pour laquelle nous demandons systématiquement le bail, ses avenants et l'intégralité des courriers avant de donner un avis.

Consulter un avocat à Marseille : défense des propriétaires bailleurs en résidence gérée

Le cabinet est installé au 19 A rue Venture, 13001 Marseille. Il reçoit du lundi au vendredi de 9h à 19h, au 04 91 54 73 51 ou via le formulaire de contact, et intervient pour des dossiers situés dans toute la France.

Pour un premier échange utile, indiquez en quelques lignes la situation, les dates connues et les échéances en cours, et réunissez les pièces dont vous disposez : contrats, courriers, décisions, constats ou rapports. Les modalités d'honoraires sont présentées sur la page honoraires.

Vous n'êtes pas seul dans votre résidence Le cabinet conduit ou a conduit des actions groupées contre les principaux exploitants du marché — certaines sont closes, d'autres en cours. Le coût de l'analyse et de l'expertise se partage, et un exploitant ne répond pas à quarante propriétaires réunis comme il répond à un seul. Voir les actions collectives en cours, ou proposer une action pour votre résidence.
Un premier échange pour situer l'enjeu Décrivez votre situation par téléphone au 04 91 54 73 51 ou via le formulaire de contact : nous vous indiquons les options possibles, les délais applicables et la formule d'honoraires adaptée. Le cabinet intervient partout en France.

Questions fréquentes

Ce que l'on nous demande le plus souvent


Oui. La révision triennale peut être demandée par le bailleur comme par le preneur, à l'expiration de chaque période de trois ans à compter de l'entrée en jouissance ou du point de départ du bail renouvelé (article L. 145-38 du code de commerce). La demande se forme par acte de commissaire de justice ou par lettre recommandée avec accusé de réception, et elle ne rétroagit pas : le nouveau loyer court de sa date. C'est le premier réflexe à avoir lorsque le loyer d'une résidence gérée a décroché du marché.
Le loyer révisé correspond en principe à la valeur locative, mais sa variation est plafonnée par celle de l'indice contractuel — ILC ou ILAT selon l'activité — depuis la dernière fixation. Ce plafond tombe lorsqu'est établie une modification matérielle des facteurs locaux de commercialité ayant entraîné par elle-même une variation de plus de dix pour cent de la valeur locative. En pratique, toute la discussion porte sur ce point, et il se prouve par pièces.
Oui, et c'est une voie souvent oubliée. Lorsque, par le jeu d'une clause d'échelle mobile, le loyer se trouve augmenté ou diminué de plus d'un quart par rapport au prix précédemment fixé contractuellement ou judiciairement, chacune des parties peut demander la révision à la valeur locative (article L. 145-39). Sur un bail ancien de résidence gérée, ce seuil est parfois déjà franchi sans que personne ne s'en soit avisé.
Il le peut en droit — la révision joue dans les deux sens — mais il doit le prouver, et la défense se construit sur quatre fronts : la régularité de son mémoire préalable, le plafonnement qui limite la baisse à la variation de l'indice, l'absence de modification matérielle des facteurs locaux de commercialité, et la pertinence des termes de comparaison qu'il produit. Un propriétaire qui se contente de contester le principe perd ; celui qui attaque les pièces gagne du terrain.
Non, et c'est l'argument le plus fréquemment avancé dans les résidences gérées. La valeur locative s'apprécie au regard des caractéristiques du local, de la destination des lieux, des obligations respectives des parties, des facteurs locaux de commercialité et des prix couramment pratiqués dans le voisinage (article L. 145-33). Le taux de remplissage de la résidence, la gestion de l'exploitant ou sa trésorerie n'y figurent pas : le risque d'exploitation pèse sur le preneur.
C'est l'écrit que la partie la plus diligente doit notifier à l'autre avant de saisir le juge des loyers commerciaux, exposant sa demande et ses motifs. Sa notification est un préalable obligatoire : une saisine qui ne le respecte pas s'expose à l'irrecevabilité. C'est la première chose que nous vérifions lorsqu'un exploitant engage une procédure — et la première que nous soignons lorsque c'est nous qui l'engageons.
Par des termes de comparaison : des baux portant sur des locaux semblables, dans le même secteur, avec leurs surfaces, leurs loyers et leurs clauses. C'est un travail d'évaluation, pas d'opinion, et il se conduit avec un expert immobilier choisi selon le marché local. Devant le juge, une expertise judiciaire est fréquemment ordonnée ; la qualité des pièces produites en amont pèse lourdement sur son résultat.
Un local monovalent est un local qui ne peut être utilisé que pour une seule activité sans travaux importants — c'est souvent le cas des établissements hôteliers et de certaines résidences. Sa valeur locative se détermine alors selon les usages observés dans la branche d'activité, et non par les règles de droit commun, ce qui conduit en pratique à des méthodes fondées sur les recettes de l'exploitation. La qualification se discute au cas par cas : elle peut servir le bailleur comme le desservir, et elle doit être examinée avant d'engager quoi que ce soit.
Ce sont deux régimes distincts, et les confondre fait perdre des années. La révision se demande en cours de bail, tous les trois ans : le loyer suit la valeur locative, mais sa variation reste enfermée dans celle de l'indice, sauf modification matérielle des facteurs locaux de commercialité. La fixation du loyer de renouvellement, elle, intervient à l'échéance du bail : le loyer est en principe plafonné lui aussi, mais les cas de déplafonnement y sont bien plus larges, et c'est là qu'un loyer décroché du marché peut être rattrapé d'un coup. Pour un propriétaire en résidence gérée, le rendez-vous du renouvellement vaut donc souvent davantage que trois révisions triennales.
Quatre grandes hypothèses : la modification notable des caractéristiques du local, de la destination des lieux, des obligations respectives des parties ou des facteurs locaux de commercialité ; le bail conclu pour une durée supérieure à neuf ans ; le bail dont la durée effective a dépassé douze ans par l'effet de la tacite prolongation ; et, pour les locaux monovalents, un régime d'évaluation propre. Chacune se prouve par pièces, et se prépare avant l'échéance, pas après.
Pas toujours, et c'est un point que beaucoup de bailleurs ignorent. La loi Pinel a prévu de lisser la hausse consécutive à un déplafonnement, mais la Cour de cassation a écarté cet étalement lorsque le déplafonnement résulte d'une durée effective du bail supérieure à douze ans par tacite prolongation : le loyer est alors porté à la valeur locative en une fois. La date à surveiller n'est donc pas l'échéance du bail, mais son douzième anniversaire — et laisser passer ce moment coûte cher.
Une baisse de loyer ne peut en principe résulter que d'un avenant accepté par le bailleur ou d'une décision de justice. Si l'exploitant applique unilatéralement un loyer réduit sur ses appels, les sommes non versées restent dues et peuvent être réclamées, sous réserve de la prescription. La première étape consiste à faire analyser le bail et les avenants éventuellement signés, puis à mettre l'exploitant en demeure.
Trois leviers existent, et nous les examinons dans cet ordre : l'exploitant peut-il seulement y prétendre, au regard de ce qu'il a réellement exploité et de ses propres manquements ; un motif grave et légitime permet-il de refuser le renouvellement sans indemnité ; et si une indemnité reste due, à quel montant, une fois déduites les sommes qu'il vous doit. Lorsque c'est l'exploitant qui part de lui-même, la question ne se pose pas : c'est sa responsabilité, les loyers restant dus et l'état de restitution du lot qui deviennent le sujet.
Oui. Le cabinet est établi à Marseille mais représente des propriétaires dans toute la France et se déplace devant la juridiction compétente pour chaque résidence, en métropole comme en outre-mer.
Il faut déclarer sa créance de loyers auprès du mandataire judiciaire dans les délais impartis, faute de quoi elle devient inopposable. Le sort du bail dépend ensuite du choix de l'administrateur judiciaire de le poursuivre ou d'y renoncer. Une réaction rapide est indispensable.
Elles diffèrent selon la voie choisie. La cessation de l'exploitation peut entraîner le reversement de la taxe sur la valeur ajoutée initialement récupérée, et la reprise du bien en gestion directe comme la revente modifient le traitement des déficits, des amortissements et de la plus-value. C'est la raison pour laquelle la stratégie fiscale doit être arrêtée en même temps que la stratégie contentieuse, et non après.
Le congé anticipé du gestionnaire fait perdre l'avantage fiscal et entraîne le reversement d'une fraction de la taxe sur la valeur ajoutée initialement récupérée, au prorata de la durée d'engagement restant à courir. Cela ne signifie pas que le reversement est automatiquement dû dans son intégralité : la régularité du congé donné par le gestionnaire se vérifie, et la responsabilité de l'exploitant ou du conseil ayant présenté le montage peut être recherchée.
La formule d'honoraires est arrêtée avant toute intervention, dans une convention écrite. Selon les dossiers, le cabinet propose une facturation au temps passé, au forfait, ou au résultat combinant une part fixe et une part variable calculée sur les sommes obtenues. Le regroupement des propriétaires permet de mutualiser une large part du coût d'analyse.

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